Note de synthèse EMF à fin mars 2026

La République Centrafricaine compte six établissements de microfinance
(EMF) agréés, à savoir : les Caisses Mutuelles de Centrafrique (CMCA), la Société
Financière Africaine de Crédit (SOFIA-CREDIT), le Crédit Populaire de Centrafrique
(CPC), l’Express-Union Centrafrique, la Financière de Centrafrique (FICA) et la
Fédération des Coopératives d’Epargne et de Crédit MO-ZINGO (FED-MO-ZINGO).
Il sied de noter que deux établissements ne procèdent pas à la transmission de leurs
états réglementaires aux autorités de tutelle et de contrôle.

Le total agrégé des bilans a régressé de 5,8 %, s’établissant à 20 344 millions à
fin mars 2026, contre 21 603 millions une année auparavant, en raison de la forte
baisse des valeurs immobilisées et des ressources permanentes. Cette
contreperformance est essentiellement attribuable à la situation préoccupante des
Caisses Mutuelles de Centrafrique dont les difficultés ont fortement affecté les
résultats globaux du secteur.

La qualité du portefeuille s’est nettement dégradée. En effet, l’encours des
engagements douteux s’est établi à 1 621 millions à fin mars 2026, contre 1 223
millions un an plus tôt, soit une hausse de 32,5 %. Le ratio des créances en souffrance
rapporté aux crédits bruts est ainsi passé de 24,8 % à fin mars 2025 à 29,6 % un an
plus tard. Cette évolution traduit l’environnement risqué, dominé par le secteur
informel, dans lequel opèrent les établissements de la place. Toutefois, ces
engagements douteux ont été couverts à hauteur de 73,2 % par des provisions à fin
mars 2026, contre 77,4 % une année auparavant.

Les fonds propres et patrimoniaux nets ont augmenté au cours de la période
sous revue, s’établissant à 4 434 millions à fin mars 2026, contre 4 277 millions un an
plus tôt, soit une hausse de 3,7 %. Ce niveau permet d’assurer globalement les normes
de solvabilité (10 %) et de liquidité (100 %). En revanche, les normes relatives à la
couverture des immobilisations par les ressources permanentes n’ont pas été respectées
par l’ensemble des établissements, en raison du faible niveau des fonds propres et
patrimoniaux nets.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *