Le symposium « Entreprise et Financement », organisé par le Conseil National du Crédit de la République Centrafricaine, en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie, sous le Haut Patronage du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, s’est tenu du 14 au 16 décembre 2017 à Bangui.
Destiné aux Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME), ce symposium, qui se veut avant tout, une rencontre de formation et d’information s’est déroulé en plénière le 14 décembre 2017 à l’Hôtel LEDGER puis en ateliers le 15 décembre 2017 à l’Hôtel OUBANGUI. Les travaux de clôture ont eu lieu le 16 décembre 2017 à l’amphithéâtre de la CEMAC.
I-PRESENTATIONS EN PLENIERE
Les présentations en plénière ont porté sur le dispositif de refinancement, les conditions d’accès des entreprises au crédit bancaire, le nouveau code des PME/PMI, les éléments clés d’un dossier de financement, et les entreprises en difficulté.
I.1- Le dispositif de refinancement
L’exposé sur les mécanismes de refinancement de la BEAC a permis de faire ressortir les caractéristiques des acteurs intervenant sur le marché monétaire, les différents instruments de refinancement utilisés par la BEAC, en particulier les différents crédits à court terme et à moyen terme. Il a été noté à cette occasion que tous les dossiers de crédits qui reçoivent un accord de refinancement à court terme ou des autorisations de mobilisation à moyen terme de la BEAC sont présentés par les banques commerciales dont les clients sont les entreprises.
En face des ressources mises à leur disposition par la BEAC pour financer les entreprises, les banques commerciales doivent optimiser leur trésorerie globale de manière à faire face à leurs engagements à moindre coût.
Les établissements de microfinance de leur côté n’ont pas accès directement aux ressources de la Banque Centrale et bénéficient très peu d’un apport en trésorerie des banque commerciales. Une meilleure collaboration entre celles-ci et les établissements de microfinance est nécessaire.
I.2 Les conditions d’accès des entreprises au crédit bancaire
Les travaux du panel 2 montrent que les conditions d’accès des entreprises au crédit bancaire dépendent étroitement de leur besoin en financement. Il ressort des interventions que quasiment toutes les petites et moyennes entreprises centrafricaines se caractérisent par la faiblesse de leurs fonds propres, des outils de production, des ressources humaines et des projets à réaliser.
La détermination du besoin de financement doit reposer sur l’ambition du dirigeant d’entreprise, mais aussi sur sa capacité à être crédible c’est-à-dire à savoir mesurer les risques. Elle est également liée à l’environnement des affaires.
Mais pour faciliter la détermination du besoin de financement, des contraintes doivent être levées au niveau de l’Etat par la mise en place d’un fond de garantie, et au niveau des partenaires techniques et financiers par l’allégement des conditions d’éligibilités à leurs financements, et pour les banques par l’accélération les délais de traitement des dossiers.
La capacité d’emprunt d’une entreprise dépend avant tout du cash-flow généré par son activité. Les informations qu’une entreprise doit fournir dans son dossier de demande de crédit doit forcément contenir les caractéristiques propres de l’entreprise, qu’il s’agisse des caractéristiques juridiques ou des caractéristiques relatives à son activité. Une entreprise ayant un bon système de management, avec une bonne évolution de l’activité a de fortes chances de voir son dossier de demande de crédit aboutir.
La capacité d’emprunt de l’entreprise peut être étroitement liée aux garanties fournies par celle-ci au prêteur. L’exposé sur ce thème montre l’existence de plusieurs types de garanties, qu’il s’agisse des garanties réelles, des garanties personnelles et d’autres types de suretés comme les délégations d’assurance.
Ces garanties, comme les hypothèques, doivent, en principe être formalisées auprès d’un notaire.
Leurs degrés de réalisation sont inégaux. Le nantissement du matériel est difficile à réaliser tandis que le délai relatif aux biens immobiliers peut prendre plusieurs années en raison des appels en justice des débiteurs.

