Après une décennie de croissance économique relativement soutenue, les pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) sont confrontés, aujourd’hui, à une importante crise économique. L’effondrement des prix de la plupart des produits de base, notamment des cours du pétrole dont tous les pays de la zone sont producteurs à l’exception de la République Centrafricaine, a entrainé une dégradation continue des principaux indicateurs économiques et financiers.
Ainsi, le taux de croissance moyen annuel du PIB, qui était de 5 % en 2010, est tombé à 0,7% au 31 décembre 2016. Le solde budgétaire, base engagement, hors dons, est passé d’un excédent de 2,4 % du PIB de la zone en 2011, à un déficit de 1,3 % une année plus tard, puis à 9,0 % au 31 décembre 2016. Il en est de même pour le solde du compte courant, dont le déficit n’a pas cessé de se creuser, s’établissant à -5338,0 M FCFA en 2016, contre une situation excédentaire de 1355,5 M FCFA en 2012. Toutes ces évolutions se sont traduites, sur le plan monétaire, par une érosion des réserves de change de la zone.
La baisse des prix des produits pétroliers entamée en 2014 ayant impacté négativement la croissance économique sous-régionale, les Chefs d’Etat ont décidé, à l’issue du sommet extraordinaire qui s’est tenu le 30 juillet 2016 à Malabo, de la mise en place du Programme des Reformes Economiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC), dont l’objectif est de « concevoir et mettre en œuvre des actions rapides, vigoureuses et coordonnées, aussi bien au niveau national et sous-régional, pour la stabilisation du cadre macroéconomique et une transformation structurelle et profonde des économies de la Sous-région, afin de renforcer la résilience et de les placer sur le chemin de l’émergence. »
C’est dans ce contexte qu’un nouveau sommet extraordinaire a réuni, le 23 décembre 2016 à Yaoundé, les Chefs d’Etats des pays de la CEMAC, en présence du Ministre français de l’Economie et des Finances et de la Directrice Générale du Fonds monétaire International, pour la prise des décisions qui s’imposent et sortir la zone de la crise économique qu’elle traverse.
Dans la perspective de la déclinaison du plan d’action du PREF-CEMAC, adopté en janvier 2017, en une matrice par pays, il s’avère indispensable de fournir au Gouvernement des données sur les principales contraintes et les leviers de croissance économique en République Centrafricaine.
Cette étude a été réalisée par un groupe de travail comprenant des cadres du Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, du Ministère des Finances et du Budget, et de la Direction Nationale de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, avec la contribution du Conseil National du Crédit. Elle est divisée en quatre chapitres que vous retrouverz dans la brochure téléchargeable.



